communiqué du 17 février
Le 22 novembre 2025, le journal en ligne Watson a publié un article de M. Menuisier intitulé « Une journaliste suisse sous pression pour ses écrits sur l'islam rigoriste », article dans lequel l’Observatoire est cité.
M. Menuisier avait tenté de nous contacter dans le cadre de ses recherches, demande que nous n’avons malheureusement vu que tardivement, l’article ayant alors déjà été publié. Nous avons depuis essayé d’entrer en contact avec lui, directement ou par l’intermédiaire de la rédaction de Watson, sans qu’aucune réponse ne nous soit donnée à ce jour.
Nous regrettons qu’un média fasse l’économie d’entendre une partie mise en cause dans un article et questionnons les fondements déontologiques de cette pratique. Le droit de réponse nous ayant été ainsi de fait refusé, nous nous voyons contraints de nous replier ici. Voici donc notre point de vue sur les questions soulevées.
De manière générale, nous observons que cet article est un exemple éloquent de la rhétorique paranoïaque typique de milieux complotistes, consistant à sélectionner et disposer des éléments disparates de manière à suggérer une explication reposant sur l'intention malveillante, là où il en existe bien d’autres, et de plus simples.
L’article semble ainsi chercher à susciter du soupçon sur la base de ce que M. Menuiser appelle « anonymat ». Il paraît pourtant évident que publier sur un site internet la liste des noms des membres du collectif, qui sont des citoyens suisses lambda, serait une atteinte disproportionnée à leur vie privée. En réalité, nos membres échangent régulièrement en leur nom propre avec des journalistes lorsqu’un contact direct est établi.
L’article relève également que notre site est hébergé en Lituanie. Nous avons été heureux d’apprendre que notre hébergeur respecte ses engagements en hébergeant ce site en Europe.
De surcroît, l’article voit dans la coïncidence des réponses de l’Observatoire et du Centre Suisse Islam et Société « une curiosité » qui « peut interroger » . Elle s’explique pourtant le plus simplement du monde - un article de presse est souvent lu dans les jours qui suivent sa publication.
Enfin, l’article entretient un amalgame dangereux entre la critique argumentée d’un propos et « l’intimidation », la mise « sous pression » ou la « censure ». L’Observatoire prend en effet toujours le temps de fonder et développer un propos construit, s’inscrivant ainsi à contre-courant des pratiques discursives expéditives qui foisonnent sur les réseaux sociaux, entre autres. Nous tenons par ailleurs à rappeler que toute prétention à la libre expression requiert l’acceptation corollaire de sa critique.
Il ne nous a pas échappé que M. Menuiser est l’auteur d’un article ayant été critiqué par l’Observatoire dans le passé. De mauvais esprits verraient sans doute dans ce nouvel article une tentative de règlement de compte. Nous tenons toutefois à le remercier pour son travail correct en matière de citations, qui ont été bien choisies et non tronquées, de telle manière que notre notre propos et notre engagement se retrouvent intacts au vu de tout.e.s dans un média à large audience.
